| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
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Bert, 1535 / Claude, 1848 Cheron, Beuchet, Danion-Gonzalez, 1974
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Au Moyen-Âge, Le Mans n'était pas française mais appartenait à la couronne d'Angleterre. C'est au VIe siècle que saint Principe implante son église, entre un menhir et un dolmen vieux de plusieurs millénaires. Le menhir, de grès rose et haut de 4,55 mètres (15 pieds), est encore debout dans l'angle sud-ouest de la nef. Quant au dolmen, il a disparu en 1778, condamné par un clergé exaspéré qu'il serve de support à des pratiques superstitieuses qu'il condamnait. Agrandie successivement au cours des siècles, la première cathédrale devint l'actuel monument.
En 1060, l'évêque Vulgrin décide de faire construire, au même endroit, une nouvelle église tout en respectant toujours menhir et dolmen. L'édifice s'effondre peu après 1065. La reconstruction du choeur est achevée en 1081. L'évêque Hoël (1085-1096) achève le transept et les tours. Quant à la nef, elle est construite par l'évêque Hildebert de Lavardin (1096-1126). La cathédrale est alors dédicacée en 1120.
En 1134, un incendie dévaste la ville et la cathédrale. La charpente de la nef brûle. On décide de refaire une voûte en pierre. Les piliers de la nef sont refaits pour qu'ils puissent porter le poids de la voûte en pierre du vaisseau central. Survient un deuxième incendie en 1137 et ce n'est qu'en 1145 que la nef est reconstruite à l'initiative de Guillaume de Passavant. La nouvelle cathédrale est consacrée en 1158.
La victoire de Bouvines, le 27 juillet 1214, permit au roi de France, Philippe Auguste, d'annexer le comté. De par ses origines mêmes, la cathédrale n'est pas gothique. elle a une parenté certaine avec ceux des anciens territoires anglais du sud-ouest de la France. En septembre 1217, le roi de France autorisa la construction d'un nouveau choeur. L'histoire gothique de la cathédrale commença. Ainsi, la reconstruction, qui s'échelonnera jusqu'à la consécration de la nouvelle cathédrale en 1254, débute en 1220 par les treize chapelles rayonnantes et le nouveau déambulatoire. L'ancien choeur est démoli en 1233. Quant au transept, il fut repris, pour le croisillon sud, de 1387 à 1392 par le maître Jean Le Maçon, pour celui du nord, à partir de 1403 par le maître Nicolas de l'Ecluze à qui succédera Jean de Dampmartin, en 1420. La grande rose, qui décore le pignon de ce dernier transept, reçut, à cette époque, un ensemble de vitraux dont le thème est le Jugement Dernier. La tour sud fut terminée en 1480. Depuis, la cathédrale demeure inachevée.
Haute de 24 mètres (79 pieds), la nef romane comprend cinq travées doubles où alternent des colonnes cylindriques et des piles flanquées de colonnes engagées. Des voûtes d'ogives bombées couvrent cette nef qui est dotée de rares vitraux du XIIe siècle. Au-delà du transept s'étend l'ample choeur d'influence normande, haut de 34 mètres (111 pieds) et éclairé par cent huit baies: c'est une des plus prestigieuses créations de l'art gothique à son apogée, ainsi que l'attestent ses minces piles rondes, ses arcades surhaussées qui s'élèvent jusqu'à la base des fenêtres, ses deux déambulatoires de hauteur différente, ses treize chapelles au chevet arrondi, ses admirables vitraux du XIIIe siècle.
Le riche mobilier sculpté comprend un retable d'autel en terre cuite, daté de 1554 et oeuvre de Germain Pilon, les stalles sculptées en 1575-1576, et une grande mise au tombeaux, personnages en terre cuite, oeuvre de Charles Hoyau exécutée vers 1635.
L'orgue
Les grandes orgues, installées au fond du croisillon sud du transept, furent réalisées, entre 1529 et 1535, par le facteur Pierre Bert dans un buffet, de style Renaissance, conçu et sculpté suivant les directives de Symon Hayeneufve.
En 1634, les frères Jean et François de Héman restaurent l'orgue qui a alors 42 jeux. En 1848, la division du Récit est agrandie et celle du pédalier est renforcée par les frères Claude qui portent le nombre de jeux à 46. En 1913, le nombre de jeux est augmenté à 52 maix celle-ci produit un appauvrissement de la palette sonore. Louis Vierne inaugure l'instrument ainsi révisé.
En 1954, la partie instrumentale de l'instrument est classifiée par les Monuments Historiques. De 1959 à 1963, Pierre Chéron débute une restauration qui sera achevée par Joseph Beuchet pour la partie mécanique et la maison Danion-Gonzalez pour la partie sonore. L'instrument est inauguré par Gaston Litaize en 1974.
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In the Middle Ages, the city of Le Mans was not part of France but belonged to the English crown. In the 6th century, St. Principe built his church, between a menhir and a dolmen dating back many centuries. The 15-feet (4.55 m) high pink sandstone menhir is still standing in the south-west corner of the nave. The dolmen disappeared in 1778 when it was condemned by the clergy for being used as a stand for supertitious activities. Eventhough the first cathedral was enlarged several times in the following centuries, it became the actual building.
In 1060, Bishop Vulgrin decided to build, on the same location, a new church while preserving the menhir and the dolmen. The building collapsed soon after 1065. The chancel rebuilding was completed in 1081. Bishop Hoël (1085-1096) completed the transept and the bell towers. The nave was built by Bishop Hildebert de Lavardin (1096-1126). The cathedral was consecrated in 1120.
In 1134, a fire destroyed the city and the cathedral. The framework of the nave burnt down. It was decided to replace the wood vault by a stone vault. Nave pillars had to be redone in order to support the weight of the stone vault in the main nave. A second fire occurred in 1137 and it is only in 1145 that the nave is rebuilt thanks to Guillaume de Passavant's initiative. The new cathedral was consecrated in 1158.
The military victory in Bouvines, on July 27, 1214, allowed the King of France, Philippe Auguste, to annex the county. From its beginnings, the cathedral is not a Gothic-styled building, it belongs to the same style we find in former English terriroties in the south-west of France. In September 1217, the King of France authorized the construction of a new chancel. This is where the cathedral's Gothic history begins. The reconstruction, begun in 1220 by the thirteen radiant chapels and the new ambulatory, lasted until the consecration of the cathedral in 1254. The former chancel was demolished in 1233. The transept was also rebuilt: the south portion, from 1387 to 1392, by Jean Le Maçon; and the north portion, from 1403 by Nicolas de l'Ecluze who was replaced by Jean de Dampmartin, in 1420. Stained glass, depicting the Last Judgment, was inserted in the large rose window in the north portion of the transept. The south tower was completed in 1480. Since then, the catheral remains unfinished.
The 79-feet (24 m) high Romanesque nave has five double bays where cylindric pillars alternate with piers flanked with inserted pillars. The diagonal rib vaulted nave has rare 12th-century stained glass windows. Beyond the transept lays the large Norman-inspired chancel. It is 111 feet (34 m) high and is lit by one hundred and eight bays. It is one of the most famous Gothic creation demonstrated by its thin round piers, its raised archways that rise up to the bottom of the windows, its two different height ambulatories, its thirteen chapels with round chevets, and its magnificent 13th-century stained glass windows.
The rich sculpted furniture include an earthenware altar reredos, executed in 1554 by Germain Pilon, the sculpted stalls executed in 1575-76, and a large entombment scene, with earthenware figures, executed by Charles Hoyau around 1635.
The Organ
The instrument, installed in the back of the south transept, was built, between 1529 and 1535, by organbuilder Pierre Bert and placed in a Renaissance-styled organcase designed and sculpted according to Symon Hayeneufve's instructions.
In 1634, Jean and François de Héman restored the 42-stop instrument. In 1848, organbuilding brothers Claude enlarged the Récit division and strengthened the pedal division. It is now a 46-stop instrument. In 1913, the number of stops is increased to 52 but it has an opposing result on the tonal structure. Louis Vierne inaugurated the revised instrument.
In 1954, the pipework of the instrument is classified as "Historical Landmark". From 1959 to 1963, Pierre Cheron begins a restoration work that will be completed by Joseph Beuchet for the mechanical action, and by organbuilding firm Danioin-Gonzalez for the tonal structure. The instrument is inaugurated, in 1974, by Gaston Litaize.
I. Positif |
II. Grand-orgue |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Flûte | 4' | Montre | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Flûte | 8' | |
| Doublette | 2' | Bourdon | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | Flûte | 4' | |
| Larigot | 1 1/3' | Prestant | 4' | |
| Septième | 1 1/7' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Fourniture | IV | Nazard | 2 2/3' | |
| Cymbale | III | Doublette | 2' | |
| Trompette | 8' | Tierce | 1 3/5' | |
| Cromorne | 8' | Cornet | V | |
| Clairon | 4' | Grande Fourniture | II | |
| Petite Fourniture | IV | |||
| Cymbale | IV | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
IV. Écho |
|||
|---|---|---|---|---|
| Quintaton | 16' | Quintaton | 8' | |
| Diapason | 8' | Salicet | 4' | |
| Flûte harmonique | 8' | Quarte | 2' | |
| Gambe | 8' | Piccolo | 1' | |
| Voix céleste | 8' | Cymbale | IV | |
| Flûte | 4' | Cornet | V | |
| Prestant | 4' | Voix humaine | 8' | |
| Doublette | 2' | Basson-Hautbois | 8' | |
| Fourniture | IV | Trompette (chamade) | 8' | |
| Cymbale | III | Clairon (chamade) | 4' | |
| Bombarde acoustique | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
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|---|---|
| Soubasse | 32' |
| Soubasse | 16' |
| Flûte | 16' |
| Flûte | 8' |
| Basse | 8' |
| Flûte | 4' |
| Fourniture | IV |
| Bombarde | 16' |
| Trompette | 8' |
| Clairon | 4' |