Un appel à la raison

par Grant Regalbuto, Université du Québec

 

"Two nations; between whom there is no intercourse and no
sympathy; who are as ignorant of each other's habits, thoughts
and feelings, as if they were dwellers in different zones, or
inhabitants of different planets"

Benjamin Disraeli
Sybil; or, the Two Nations 1

 

 

Une critique


TITRE:	Lettre fraternelle, raisonnée et urgente à mes concitoyens immigrants
AUTEUR:	Corbo, Claude
DATE:	1996
ÉDITEUR:	Lanctôt éditeur, Outremont, Québec

 

La réussite d'une épreuve après une chaude lutte ou d'un concours après une préparation intense est réjouissante et un sentiment de bien-être imprègne tout l'être. Quel parent n'a pas ressenti de telles émotions lorsque son enfant a marqué le but gagnant d'une partie de hockey que tous croyaient perdue d'avance? Quel étudiant n'a pas senti un soulagement après avoir réussi un examen particulièrement difficile mais incontournable pour l'admission à une corporation professionnelle? À l'opposé, lorsque l'on perd un match par une faible marge, lorsqu'on n'obtient que 89,9%, alors qu'il faut 90% pour être admis, que la "défaite" est amère!

C'est dans cette logique que peut s'expliquer, à tout le moins en partie, la hargne de M. Jacques Parizeau lorsqu'il a fait porter sur "les riches et le vote ethnique" tout le poids de la défaite référendaire: la marge était si mince entre la défaite et la victoire ...

C'est dans la foulé des réactions viscérales, et disons-le, parfois également émotives, aux propos de M. Parizeau que Claude Corbo a lancé un appel à la réconciliation dans sa Lettre fraternelle, raisonnée et urgente à mes concitoyens immigrants. Il les interpelle non pas pour qu'ils votent "oui" ou pour qu'ils votent "non" lors d'un prochain référendum, inévitable à ses yeux; il les exhorte, plutôt, à prendre une part active aux débats car il estime, fort justement, qu'il y en aura un autre référendum et, si nécessaire, encore un autre, jusqu'à ce que les Québécois jouissent d'un statut qui réponde à leur spécificité et à leurs aspirations.

Un danger réel guette selon Claude Corbo, les "néo-Québécois" 2 (immigrants et leurs descendants de 1re et 2e générations) qui votent automatiquement et sans y avoir réfléchi pour le "non" ou pour le "oui": se prononcer pour une option ou pour l'autre est un droit et une obligation, le faire par automatisme peut conduire à des ressacs émotifs de la part des tenants de l'autre option; et, on le sait, les réactions et les agissements émotifs déclenchés dans un moment de passion sont difficilement contrôlables. On se souvient des émeutes récentes dans le Vieux-Québec et à Montréal et, il y a quelques mois, à Vancouver.

Claude Corbo est particulièrement bien placé pour lancer cet appel. Italo-québécois de troisième génération de par son père et québécois "de souche" de par sa mère, il s'est résolument intégré, comme son père et son frère, à la majorité francophone. M. Corbo a enseigné au Collège Sainte-Marie de Montréal (les "jésuites"), après y avoir étudié, et à l'UQAM où il a assumé la plus haute fonction dans cette autre université française de Montréal.

Sa réflexion publique sur la place des immigrants dans la société québécoise remonte à quelque temps; il y a quatre ans, M. Corbo annonçait publiquement son appartenance à la société québécoise francophone. Dans l'opuscule Mon appartenance. Essais sur la condition québécoise 3, publié en 1992 4, il faisait, entre autres choses, le procès de la politique multiculturelle du gouvernement canadien: on ne peut pas recréer l'Italie dans la "piccola Italia" de Montréal. L'italien qu'on y parle et la culture qui s'y vit ne se retrouvent pas en Italie aujourd'hui. La langue et la culture sont des réalités dynamiques qui évoluent dans un cadre temporel donné. Les études du professeur Villata démontrent que la langue parlée par les jeunes Montréalais d'origine italienne n'est pas toujours l'italien que l'on parle en Italie; de plus, les Italiens risquent de ne rien y comprendre.

Dans plusieurs cas, (...) les mots employés pour exprimer concepts, rapports, situations et objets particuliers au contexte montréalais correspondent à des unités lexicales (des "mots") empruntées au français ou à l'anglais, qu'un italophone (...) d'Italie pourrait difficilement comprendre.5

Les considérations de 1992 de M. Corbo sur le multiculturalisme trouvent un écho plus récent dans les réflexions de l'écrivain anglo-canadien Neil Bissoondath 6 qui part, en novembre 1994, "à l'assaut des marchands d'illusions" que sont les promoteurs du multiculturalisme canadien 7. À son avis, fondamentalement, cette politique ne conduit qu'à la "ghettoïsation" de nouveaux arrivants qui ne s'intègrent pas à la communauté d'accueil.

Dans sa "lettre fraternelle", M. Corbo emprunte une démarche essentiellement pédagogique - on croirait voir l'enseignant à l'oeuvre - pour convaincre ses "concitoyens". Dans un premier temps, il dénombre, assez justement, les besoins fondamentaux que tous les Québécois tentent de satisfaire et que les immigrants ressentent avec plus d'acuité que les autres citoyens: sécurité, liberté et prospérité. L'identification de ces "biens politiques essentiels" est le fruit d'une longue réflexion. Pour M. Corbo, la poursuite de ce rêve constitue la motivation première qui a incité la plupart des immigrants à venir en Amérique. Dès qu'il perçoit "la moindre possibilité que se trouble(nt)..." 8 cette liberté, cette sécurité et cette prospérité, l'immigrant, comme tout autre citoyen, devient inquiet et anxieux. La moindre remontée d'un nationalisme perçu comme xénophobe déclenche l'inquiétude et une réaction, fort compréhensible, de repli sur le statu quo .

M. Corbo pose, ensuite, en introduction à la deuxième partie de sa lettre, la question fondamentale, la prémisse de toute cette réflexion: la préservation de ces biens politiques essentiels nécessite-t-elle le maintien du statu quo politique canadien? Voilà la question que se pose toute personne, incluant l'immigrant, qui réfléchit aux enjeux de la souveraineté.

La réponse de l'auteur à cette question, qui constitue le coeur de l'ouvrage, est qu'un Québec souverain peut assurer aux immigrants la préservation des ces biens tout autant que le système fédéral canadien actuel.

 

Il discute, ensuite, l'apparente contradiction entre le mouvement irréversible vers la mondialisation et la constitution de &laqno;grands ensembles économico-politiques» (p. 31) et le nationalisme québécois. Selon M. Corbo, il n'y a pas nécessairement contradiction, car les premiers n'empêchent pas l'existence de l'autre. Il signale, à juste titre, que l'internationalisation n'est pas nouvelle; l'histoire de l'Occident a, en effet, vu "coexister une double tendance d'affirmation nationale et de recherche de regroupements supranationaux" (p. 35). De plus, l'internationalisme comporte des grands dangers tout comme le nationalisme étroit. L'auteur rappelle, en outre, que "[l]a différence (entre des peuples et des cultures) peut être un facteur de division; mais elle peut être - comme elle l'a été tout au long des siècles - un enrichissement extraordinaire de l'expérience humaine." (p. 45)

Dans le chapitre central de sa lettre, M. Corbo fait part de sa réflexion sur ce qu'il appelle le &laqno;singulier destin historique du Québec»; c'est réconfortant d'y lire que la question nationale n'est pas "une obsession constitutionnelle" (p. 50), une maladie de la société québécoise. Le rêve nationaliste du Québec est plutôt une conséquence de sa destinée historique. L'originalité de l'évolution de la société québécoise est double: c'est, d'une part, la seule des colonies américaines, "avec une majorité sur un territoire déterminé" (p. 51, nbp), qui n'a pas obtenu son indépendance nationale; d'autre part, c'est la seule colonie "de peuplement européenne . . . qui n'ait pas atteint le statut de nation pleinement autonome" (p. 53 - 54). Ce chapitre évoque la menace qui guette le Québec contemporain, s'il ne réussit pas à s'affranchir: la Louisiane en est un exemple flagrant, elle qui n'a gardé de sa francité qu'"un peu de folklore" (p. 60).

Dans la leçon d'histoire du Québec et du Canada qu'il propose, M. Corbo utilise un cadre d'analyse bipolaire pour expliquer l'évolution historique des relations entre le Québec et le Canada. Le premier des &laqno;pôles» est autoritaire et se caractérise par la recherche de domination, par le Canada et autrefois par la Grande-Bretagne, de la minorité canadienne-française, qui était à l'origine la majorité "canayenne"; il y a aussi parfois des tentatives d'assimilation de ce groupe à la communauté anglaise. L'autre pôle est marqué par la conciliation: le Canada et auparavant la Grande-Bretagne étaient plus "respectueux de la différence québécoise" (p. 63). Pendant les périodes plutôt conciliantes, on cherchait des "accommodements plus souples" (p. 63). Les premiers ministres récents du Canada se retrouvent dans l'un et l'autre groupe: M. Brian Mulroney dans le groupe accomodant et MM. Pierre Elliott Trudeau et Jean Chrétien, dans le goupe dominateur puisque, pour ces derniers, "le Québec [est] conçu comme une province comme les autres" (p. 70). Il est ironique que les deux derniers soient des Québécois de "très vieille souche" tandis que le premier est de "vieille souche".

M. Corbo énumère ensuite les différents moyens avancés au cours des 50 dernières années pour tenter de satisfaire, mais sans succès, les aspirations du Québec (p. 72); si les appellations ou slogans varient, le fond en reste sensiblement le même: "l'[a]utonomie provinciale de Maurice Duplessis durant les années cinquante", "la souveraineté-partenariat de Lucien Bouchard et Mario Dumont en 1995", sans oublier, "l'égalité ou l'indépendance de Daniel Johnson père au milieu des années soixante" (p. 70-71).

Dans un avenir prochain, selon M. Corbo, et c'est une opinion que nous partageons, le Québec aura été assimilé à la majorité anglophone américaine ou il jouira d'un statut politique autonome particulier.

M. Corbo met le Canada et les néo-Québécois en garde: si le Canada ne réussit pas à établir un modus vivendi acceptable avec le Québec, qui satisfasse ses revendications traditionnelles, il y a fort à parier que le Canada ne réussira pas à résister à l'attrait des États-Unis d'Amérique et qu'il risquera de perdre sa propre identité, car le Québec constitue une des caractéristiques fondamentales de la "psyché" canadienne. Il doute, dans cette éventualité, que les biens politiques essentiels soient conservés comme ils le sont présentement; cette possibilité ne semble pas, à son avis, plaire aux immigrants qui ont choisi de s'installer au Canada et au Québec et non aux États-Unis d'Amérique.

De plus, les immigrants doivent se rendre compte que la préservation des biens politiques essentiels n'est pas aussi assurée par le Canada qu'ils le croient; un vent de droite néo-libérale de type américain semble vouloir balayer toute l'Amérique du Nord, sauf peut-être le Québec...

Dans la dernière partie de son étude, M. Corbo s'attaque au mythe du multiculturalisme et souligne le bien-fondé de la législation linguistique québécoise. Pour lui, comme pour Neil Bissoondath, le multiculturalisme conduit à la "ghettoïsation" des minorités alors que la législation sur la langue est le moyen pris par la majorité pour protéger un des biens politiques qu'elle considère comme "profondément essentiel" (p. 108). À cet égard, il signale que la langue française est minoritaire sur la scène internationale et très minoritaire en Amérique; ce fait statistique ne justifie pas pour autant sa disparition! Il fait également état des réalisations québécoises dans le domaine économique (Hydro - Québec, Desjardins, Caisse de dépôt et de placement, etc. ) qui devraient convaincre les immigrants que le Québec peut assurer leur prospérité.

Conclusion

L'ensemble de la démarche de M. Corbo repose sur sa conviction que l'on peut, par des arguments logiques, convaincre l'immigrant d'intégrer le Québec francophone. Or, il y a dans cette réflexion des éléments qui ne sont pas tout à fait raisonnés.

Qu'est-ce qui pourrait inciter le nouvel arrivant à intégrer la "majorité minorité" non possédante, surtout quand rien ne laisse présager qu'elle "arrivera" un jour? Quand on fait déjà partie d'une minorité, on ne cherche pas à s'identifier à une autre minorité mais plutôt à se fondre dans la "majorité". Cette motivation a profondément impreigné plusieurs immigrants et s'est transmise subtilement et inconsciemment à leurs fils et filles. Car l'intégration à la "majorité" constitue la façon par excellence "d'arriver", surtout lorsqu'elle est perçue comme détentrice du pouvoir et que la "minorité" est présentée comme étant un groupe un peu "folklorique". On ne se joint pas à la minorité!

M. Corbo n'a pas soulevé ni traité cet aspect important de la question de l'intégration des immigrants au Québec francophone. Rappelons-nous que, lors de l'arrivée de plusieurs des immigrants9 ,le Québec n'affichait pas un visage tout à fait français: les deux plus grandes villes de la Belle Province étaient en grande partie anglophones; de plus, la majorité canadienne-française (c'est ainsi que s'appelaient les Québécois de ce temps) ne possédait pas tous les leviers des pouvoirs tant économique que politique. Cette période a duré jusqu'à la fin de la Révolution tranquille. Le nouvel arrivant sur qui pesait déjà tout le poids de &laqno;sa» propre différence, cherchait, désespérément, parfois, à perdre cette différence pour pouvoir finalement être accepté et jouir des &laqno;biens politiques essentiels» dont parle l'auteur.

Ce type de comportement inconscient ne peut être contré uniquement par des arguments "raisonnés"; la modification des comportements ne peut se faire que si l'environnement donne un signal clair qu'on vit en français au Québec, que le bien-être économique requiert l'usage du français et que l'on peut s'épanouir en français au Québec. L'intégration à l'école française est un des éléments essentiels de cette stratégie d'intégration.

Il est important de noter que M. Corbo se garde de vouloir influencer ses lecteurs en ce qui a trait à leur choix relativement à la souveraineté du Québec. Chaque fois qu'il parle de cet avenir, il utilise la périphrase "dans ou hors le Canada". Et, c'est tout à son honneur car il souhaite ardemment que ses "concitoyens immigrants" participent activement au débat.

La structure du document, la clarté des affirmations, sources à l'appui, et la rigueur du raisonnement font que ce petit texte (à peine 137 pages) est, à notre avis, magistralement bien réussi. Cependant, comme le mentionnait Gérard Leblanc, 10

Espérons qu'elle (la Lettre fraternelle, raisonnée et urgente à mes concitoyens immigrants.) soit traduite en anglais car c'est dans cette langue que des concitoyens immigrants de Claude Corbo puisent souvent leur vision canadienne du Québec. 11

Malheureusement, ce n'est que si elle est lue et comprise par les allophones du Québec, surtout ceux de Montréal, et par les Canadiens de langue anglaise que cette lettre d'amour portera ses véritables fruits.

 

 

Grant Regalbuto

 

Bibliographie

Corbo, Claude; Lettre fraternelle, raisonnée et urgente à mes concitoyens immigrants; Lanctôt Éditeur; Outremont, Québec; 1996

Villata, Bruno; L'Italiano a contatto con il francese e con l'inglese (L'italien en contact avec le français et l'anglais); Montfort et Villeroy Éditeurs; Montréal, Québec; 1990

Revue 12 de presse 13

Le multiculturalisme n'est qu'un leurre; Vennat, Pierre (in La Presse , dimanche 19 avril 1992)

Les francophones ont la responsabilité d'intégrer les immigrants; (in La Presse, vendredi 22 mai 1992)

Le Québec doit éviter les ghettos; Pineault, Claude (in Le Devoir [Cahier spécial Les communautés culturelles], vendredi 26 mars 1993)

Le regard de l'inconnu; Cauchon, Paul (in Le Devoir , mardi 30 mars 1993)

Marché du racisme; (in Le Devoir , lundi 5 avril 1993)

Claude Corbo, lauréat du Prix Richard-Arès; (in L'Action nationale; vol. 83, no 5; mai 1993; Montréal, Québec)

Mon Appartenance; Harvey, Julien (in Relations; Centre justice et foi; Montréal, Québec; juillet-août 1993)

Claude Corbo; Anne Richer (in La Presse , lundi 15 novembre 1993)

Des universitaires critiquent sévèrement la politique canadienne de multiculturalisme; (PC) (in La Presse, lundi 13 juin 1994)

Le multiculturalisme banaliserait l'identité québécoise; (PC) (in Le Devoir, lundi 13 juin 1994)

Sollicitude suspecte de l'État fédéral; (in Le Soleil, lundi 13 juin 1994)

À l'assaut des marchands d'illusions; Giroux, Raymond (in Le Soleil [Éditorial], lundi 21 novembre 1994)

Ouverture [RECTIFICATIF][RECTIFICATIF]; (in Le Devoir, samedi 24 février 1996)

Mise au point concernant un texte de M. Claude Corbo; (in Le Devoir, lundi 26 février 1996)

Sabotage au Devoir? (in La Presse, mardi 27 février 1996)

Sabotage au Devoir; (PC) (in Le Soleil, mardi 27 février 1996)

Mise au point concernant un texte de M. Claude Corbo; (in Le Devoir, samedi 2 mars 1996)

Lettre d'amour à l'identité québécoise; Leblanc, Gérald (in La Presse, dimanche 3 mars 1996)

Lettre aux immigrants; (in L'Actualité; vol. 21, no 4; 15 mars 1996

Québécois de souche et d'adoption; Leduc, Louise (in Le Devoir, samedi 16 mars 1996)

Les polémistes; Leduc, Louise (in Le Devoir, samedi 16 mars 1996)

Les oiseaux effarouchés; Horguelin, Christophe (in Le quartier libre; Journal des étudiants de l'Université de Montréal; 19 mars 1996)

 

Notes

 

1

Cité dans A David Lodge Trilogy: Changing Places · Small World · Nice Work; Lodge, David; Penguin Books; London, England, United Kingdom; 1993, p. 583. Les deux nations de Benjamin Disraeli sont les travailleurs, d'une part, et les propriétaires d'usine, d'autre part, dans l'Angleterre du XIXe siècle. L'imagerie évoquée s'applique bien aux deux solitudes canadiennes. retour

2 L'expression "néo-Québécois" est utilisée dans un sens sociologique dans le présent texte sans arrière-pensée, et à défaut d'avoir trouvé une autre expression aussi significative, car le mot "immigrant" s'applique à celui et à celle qui s'installent dans un pays; ces derniers cessent d'être des "immigrants" dès qu'ils reçoivent la citoyenneté canadienne. retour

3 Corbo, Claude; Mon appartenance. Essais sur la condition québécoise; VLB éditeur; Montréal, Québec; 1992. retour

4

Voir, Vennat, Pierre; "Le multiculturalisme n'est qu'un leurre"; in La Presse; Montréal, Québec; 19 avril 1992. retour

5

Villata, Bruno; L'Italiano a contatto con il francese e con l'inglese (L'italien en contact avec le français et l'anglais); Montfort et Villeroy Éditeurs, Montréal, Québec; 1990; p. 4 - 5. retour

6

Bissoondath, Neil; Selling Illusions. The Cult of Multiculturalism in Canada; Penguin Books, Toronto (Ontario) Canada; 1994. retour

7

Voir, Giroux, Raymond; "À l'assaut des marchands d'illusions"; in Le Soleil, Québec, Québec; 21 novembre 1994. retour

8

Corbo, Claude; Lettre fraternelle, raisonnée et urgente à mes concitoyens immigrants; Lanctôt éditeur, Outremont, Québec; 1996; p. 22. retour

9

Le lecteur est invité à lire l'étude de Ellen Scheinberg sur la stratégie de marketing utilisée par les autorités fédérales pour favoriser la venue d'immigrants. Voir Scheinberg, Ellen et Rombout, Melissa K.; "Images de la nation: le Programme d'immigration et l'utilisation des diapositives/ Projecting images of the nation: The immigration program and its use of lantern slides"; in L'archiviste/ The Archivist; La revue des Archives nationales du Canada; No 111, 1996 ; Gouvernement du Canada, Ottawa (Ontario) Canada; p. 13 - 24 en français et p. 13 - 24 en anglais. retour

10

Jean-Éthier Blais exprimait un souhait analogue relativement au volume Mon appartenance. Essais sur la condition québécoise, que M. Corbo publiait en 1992; cité in L'Action nationale; vol. 83, no 5; mai 1993, à l'occasion de la remise du prix Richard Arès à M. Corbo. retour

11

"Lettre d'amour à l'identité québécoise"; in La Presse; Montréal, Québec; 3 mars 1996. retour

12

Source: Actualités/Québec; CDROM; 19 janvier 1992 à 16 mars 1996. retour

13

Dans les journaux de langue anglaise au Canada, il a été très peu question de M. Corbo et de ses deux essais majeurs, dont celui-ci. Un examen du contenu de la Gazette (Montréal), du Globe and Mail (Toronto, Ontario), du Times Colonist (Victoria, Colombie-Britannique), du Winnipeg Free Press (Manitoba) et du Financial Times révèle qu'entre 1992, année du premier livre [Mon appartenance...] et 1996, année de publication du présent livre [Lettre...], il n'a été aucunement question de ses oeuvres si importantes pour l'avenir du Canada. Le Canada est encore un pays à deux solitudes. Par ailleurs, lorsqu'il a présidé un comité sur le racisme dans la force policière de la Communauté urbaine de Montréal, on en a parlé dans la Gazette (15 janvier 1993). Source: Canadien Business and Current Affairs, sur CDROM; 1988 à mars 1996 (inclusivement). retour